Les geeks sur Clubic

Le très célèbre site d’actualité informatiques Clubic.com propose un article plein d’humour sur le geek en vacances. Si je vous en parle ici, et vous invite à le lire, c’est parce que ce dernier est illustré par Flock, le dessinateur attitré de Clubic, et par un certain JYP que vous connaissez peut-être 😉 .

Pour lire l’article, direction Clubic.com, Rubrique Internet>Insolite>Dossier> »Un geek à la mer, les préparatifs », ou cliquez tout simplement sur le lien suivant :http://www.clubic.com/actualite-74834-geek-vacances-mer-preparatifs.html (Mes dessins sont en pages 2 et 3 ).Cette commande n’étant pas pour n’importe qui, j’ai pris le temps de colorier mes dessins, ce qui est très rare et pour ainsi dire une première ! En effet, à part quelques essais isolés (Boudin et Lapinou, carte de voeux Shlorg), je n’avait presque jamais eu le courage de mettre en couleurs mes dessins. Même si le résultat est, à mon goût, un peu trop « passe-partout » (c’est du coloriage à la Photoshop standard, sans âme) je suis plutôt satisfait de l’expérience et convaincu du potentiel des dessins à la main coloriés sur ordi. Il ne me reste plus qu’à trouver un style qui me serait propre.

Au passage : bravo à Paul-Émile pour l’article, c’est tellement drôle et vrai !

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Super sans rond

Il arrive avec un peu de retard mais il est là ! Le dernier né des studios Chimère est disponible en téléchargement et en streaming ici et sur le site de Chimère !
Alors que le montage de 2 min 59 déstiné au concours « Takafilmer » a été terminé lundi soir, j’ai jugé plus intéressant de sortir également une version publique pour le site de Chimère. Cette dernière est plus longue de 40 secondes en raison de l’ajout d’un générique et du logo Chimère au début. De plus, ce dernier montage bénéficie d’une musique et de quelques améliorations dans le découpage des plans et l’étalonnage. Du coup, la version envoyée pour Takafilmer me paraît un peu fadasse mais elle a au moins le mérite d’avoir été envoyée au concours dans les temps.Pour télécharger le film, rendez-vous sur le site de Chimère Prod.
Pour tout commentaire, le forum Chimère vous accueille à bras ouverts.
Enfin pour regarder le film en streaming et voir les photos de tournage, il suffit de cliquer ci-dessous !

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Sarabande

Voila longtemps que je voulais m’essayer à l’AMV (Anime Music Video, un clip sur des images d’anime donc) et c’est aujourd’hui chose faite avec ce premier essai. Les images sont tirés des 3 premiers OAV de KARAS et la musique est une reprise de la célèbre sarabande de HAENDEL (issue de l’album Epicon par Globus). En fait, c’est cette musique qui m’a donné l’envie d’y coller des images. Je voulais d’abord l’utiliser pour faire un clip Chimère, mais nos films se prètent peu à ce genre de musique. J’ai donc songé à Karas, une série que j’aime beaucoup visuelement (mais dont je trouve le scenario trop alambiqué à mon goût ^^).

Je vous recommande vivement de télécharger la version haute qualité de la vidéo mais si vous préferez, voici la version en streaming via Youtube. Vos réactions sont les bienvenues  ;-).

Cliquez ici pour télécharger la video en haute qualité (96 Mo, 800 x 432 en DivX).

Nouveau court

Après une (trop) longue période creuse, Chimère Prod s’apprête  sort un nouveau court métrage : « Bonne nuit les morveux ».
Le film a été tourné dans notre maison à bringues préférée  connue sous le nom de « chez le Michel ». Vu le nombre de fou rires, de scènes ratées et nos accoutrements pendant ce tournage, il n’est pas impossible que je monte un petit bêtisier, histoire de compenser un peu le format très court du film. Voici quelques photos du tournage, ainsi que la vidéo en streaming.

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J’suis vieux

Je ne sais pas bien pourquoi mais le fait de vivre mes dernières heures en tant que icosikaihexagénère m’a fait penser à mettre à jour ce blog. Fêtons donc dignement l’évènement avec l’inauguration d’un nouvelle rubrique : Photos.
Voici pour commencer deux photos prises la nuit dernière. La première représente la ville de Senones prise depuis les hauteurs de la forêt de Moyenmoutier.
Ce n’est pas la ville elle-même qui m’intéressait mais plutôt la lumière qu’elle émettait sur la brume du fond de vallée, d’où ce cadrage. La seconde photo a été prise depuis la fenêtre de ma chambre. On y voit la lune à travers les branches d’un bouleau. Avec de la neige et de la brume, ça aurait pu être pas mal 🙂 .
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Joyeux Noël !

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Chaque année, ma liste de contacts Thunderbird a droit à ma traditionnelle carte de voeux. Cette année, les (rares) visiteurs de ce blog aussi. Eclatez-vous bien pendant ces fêtes et buvez une flûte à ma santé.

Les BD de gosse ne sont pas mortes…

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Une BD à l’ancienne complètement débile dont moi même j’ignore la fin, ça vous branche ? Tant mieux car j’en ai une nouvelle à vous montrer.

Bon alors désolé pour les éventuels visiteurs qui attendaient une suite à Apocalypse, mais sachez que ce n’est pas pour tout de suite (Bah ouais, il faut me laisser prendre un peu d’avance).Pour se consoler, rien de telle qu’une bonne vieille BD à l’ancienne. Cette dernière s’appelle BZONG, elle a été commencée en mars 2006, quand j’étais encore étudiant, ce qui explique qu’elle ait été dessinée sur un cahier (et je m’en veux terriblement car c’est tout moche ces carreaux et ça fait gamin ; si j’avais su que je ferais plus de 2 pages, j’aurais pris de vraies feuilles…). Bref, voici les 18 premières (et seules) pages d’un délire comme j’aime les faire : totalement improvisé avec des situations débiles et des potes comme personnages principaux.

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La vidéo de la découverte et de la science

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A la demande générale (enfin, à la demande de Patrick, que je remercie au passage de prendre le temps de relire et corriger mes textes) je diffuse sur ce blog ma dernière vidéo, réalisée en collaboration avec M.Exedsebum.

Ce petit court métrage s’inscrit dans le cadre des « Vidéastes Deathmatch », un concours interne au forum des vidéastes amateurs. Le thème de ce dernier était « je suis un réalisateur et je mérite de participer à la 5ème édition du festival du film web ».Suite à une petite discussion sur IRC avec un réalisateur amateur du Béarn, M.Exedsebum, nous avons décidé de participer à ce deathmatch en coréalisant un petit film. La principale difficultée venait du fait que nous devions faire en sorte de ne jamais être à l’écran ensemble, afin de pouvoir réaliser la chose chacun de notre côté puis de rassembler « les morceaux » à distance grâce à Internet. M.Exedsebum eut l’idée de réaliser une parodie de « C’est pas sorcier » où le premier présentateur reste dans le camion pendant que le second était sur le terrain.

Le tournage (avec l’aide de Barth) fut très rapide (c’est qu’un deathmatch, on va pas non plus se casser le cul) et M.Exedsebum réussit à convaincre quelques stars du milieu amateur (comme Mr Poulpe) à participer à ses scènes.

Voici donc Jamy et Fred dans l’émission C’est bien saucé, qui vous explique aujourd’hui ce qui fait qu’un réalisateur amateur mérite ou non d’aller au festival du film Web à Oloron.

A la Haute Pierre…

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La tension monte entre les mystérieux habitants du château de la Haute Pierre et leurs pieux voisins de l’abbaye. Caym se doit de guider Eurynome sur les chemins de la vérité.

« La vie au château était à l’image des vices de son seigneur : gourmandise, paresse et luxure… Les banquets n’étaient pas chose rare, les jours de repos réguliers et les orgies fréquentes ! Toutes les valeurs inculquées à Eurynome durant son enfance par Michel étaient alors bafouées sans que cela ne pose le moindre problème au jeune homme.Eurynome devint plus qu’un simple chasseur, Caym lui enseigna le maniement des armes blanches et les deux hommes devinrent amis. Caym était différent des autres membres de cette cour paillarde. Son goût pour les plaisirs terrestres était au moins aussi développé que chez les autres mais il avait cet amour du raffinement qui lui était propre. Ennemi de la vulgarité et de la bêtise, Caym était l’un des seuls à s’accorder quelques heures de lecture entre deux fêtes, ce qui le rapprocha d’Eurynome.

La bibliothèque de Caym n’était pas aussi importante que celle dont Michel avait l’accès bien sûr mais ses ouvrages intéressaient beaucoup le jeune Eurynome. Alors que ce dernier n’avait connu comme seul lecture que la parole des évangélistes, il découvrit chez Caym des auteurs à l’ouverture d’esprit d’une grandeur jusqu’alors insoupçonnée par le jeune homme. Des ouvrages de philosophie Grecque aux Manuscrits Chinois en passant par les récits démoniaques de certains écrivains Italiens, Eurynome pouvait alors se faire une véritable idée de la pensée humaine à travers le monde.

Le temps passe très vite sans les soucis. Nous sommes en 1223. Etrangement, personne ne vieillit ni ne meurt dans ce château où l’on continue à festoyer pendant que les hameaux des alentours souffrent de la disette. Eurynome est désormais Chevalier ; il a toujours cette apparence de jeune homme et le seigneur de Parroy est toujours aussi fermement installé sur son trône. Eurynome s’est attaché à cette servante qui travaille aux cuisines du château depuis 6 ans. Son tempérament solitaire l’empêche de se marier avec, il a peur de s’attacher d’avantage et de toutes façons, la politique du château est contre le mariage.

Dans l’Abbaye, on ne supporte plus les agissements du seigneur de Parroy. Un groupe d’abbés et de grands personnages de l’église sont réunis. Pour les présider : Michel, accompagné d’un homme habillé de la même façon aux cheveux longs et blonds. Ce dernier s’adresse à l’assemblée :

« La fin du règne d’Aubert de Parroy est arrivée ! Nous avons crée ce monastère pour faire reculer le mal de cette contrée et le voici qui nous nargue en voisin depuis un siècle ! La protection que lui assurait l’ancien duché n’est aujourd’hui plus de mise ! Le nouveau Duc est des nôtres et je compte bien, avec votre accord, utiliser son armée pour déloger ces créatures !

Mais pourquoi ne pas utiliser votre propre armée monseigneur ? – Dit un vieux prêtre.- Notre armée ne peut être utilisée pour un si petit conflit local, l’armée de Matthieu sera amplement suffisante pour balayer ces monstres. De plus, cette région est sous sa juridiction. »

L’assemblée se lève et quitte la salle. Seuls Michel et l’homme aux cheveux blonds restent assis. Michel lui adresse la parole.
«Pourquoi vouloir absolument les détruire ?

Comment oses-tu poser cette question ? Ce sont nos ennemis !
– Ils ne nous ont jamais posé de problème.
– Ils nous défient en s’installant en plein milieu de la croix monastique !
– En es-tu sûr ?
– Ta compassion envers cette vermine te jouera de mauvais tours Michel !
– Ta haine t’aveugle Gabriel. »

Le soleil se couche sur les tours de la forteresse de Haute-Pierre. Assis sur un contrefort, Caym et Eurynome observent en silence cette boule incandescente s’écraser derrière les forêts de la vallée.

« Ne trouves-tu pas trop facile le fait de se complaire dans l’ignorance Eurynome ?
– Pardon ?
– Le fidèle chrétien vit dans l’ignorance. Il croit en des écritures qu’il n’a jamais lu de peur de déplaire à une puissance supérieure. Alors que la vérité est écrite au quotidien sous ses yeux. Dans chaque objet, dans chaque animal, dans chaque plante, dans chaque élément.
– Je ne laisse aucun écrit guider ma pensée…
– Mais tu oublies quand même de regarder devant toi ! Vois tous les chevaliers du château, aucun n’a vieillit depuis ton arrivée il y a plus de 4 décennies. Quand au seigneur de Parroy, voici plus d’un siècle qu’il est sur son trône. Rien de tout cela ne te semble étrange ?
– Je ne sais pas, j’éprouve un sentiment de bien-être avec vous. Je me sens enfin avec une famille. Ces détails m’importent peu.
– Et bien il serait temps que tu saches qui tu es réellement… »

Caym s’interrompt brusquement. Il regarde fixement l’entrée de la vallée en direction d’Etival. La colère sur le visage, il se retourne vers le donjon et, d’un saut prodigieux, atteint la fenêtre de la salle du trône pour prévenir le sir de Parroy.

« Aubert, une légion d’anges !
– Quoi ?
– Il me semble que Matthieu est à leur tête ! C’était à prévoir, préparez-vous tous à l’attaque »

Eurynome n’a pas bougé du contrefort sur lequel il est assis. Fasciné, il observe ce vol d’êtres ailés habillés de blanc dont le regard, à la fois terrifiant et fascinant, ne lui est pas étranger… Une main s’appuie sur son épaule. Eurynome se retourne et découvre avec effroi un être noir, cadavérique, couvert de cornes, de griffes et de pointes, munis de deux ailes semblables à celles des chauves-souris et dont les yeux noirs et sans expression reflètent le visage pétri de stupeur du jeune homme.

« J’aurais préféré que tu découvres cela dans d’autres circonstances. Mets-toi à l’abri tout de suite !» lui dit la créature.

C’était la voix de Caym. Armé d’une épée à deux mains il s’envole vers l’armée blanche, sitôt suivi par une dizaine d’autres créatures de la sorte. Le bruit provoqué par le claquement de leurs ailes fait frissonner Eurynome qui, toujours paralysé par cette vision, s’agrippe au contrefort comme pour ne pas être happé par la sombre envolée qui progresse vers l’horizon.

La stupeur passée, tout devient clair pour Eurynome : les paroles prononcées par l’homme en blanc pendant son jeune âge prennent tout leur sens. La puissance des messagers divins, les anges et leur combat contre le démon n’est plus, comme dans l’Apocalypse de Jean, une simple métaphore. La scène se déroule là , à la forteresse de Haute-Pierre, sous les yeux d’Eurynome. Que fait-il en plein coeur de cette bataille ? Laquelle de ces deux castes doit-il craindre ? Doit-il être spectateur, acteur ou même victime ? Comment Mener une existence normale après cette vision ?

Autant de questions qui frappent simultanément l’esprit de celui qui, quelques minutes auparavant, se complaisait dans l’ignorance.

Fin du premier chapitre.

La jeunesse du héros

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Le contexte historico-géographique exposé, je vous propose aujourd’hui la suite d’Apocalypse avec la jeunesse du personnage principal.
« Hiver 1180 ; une femme enceinte frappe à la grande porte de l’Abbaye. Il s’agit d’une servante du seigneur de Parroy. Tout le village la connaît ; chassée du domicile conjugal par son mari, l’enfant qu’elle porte serait l’oeuvre d’un chevalier de la forteresse de Haute-Pierre. Elle serait, dit-on, hébergée au château et vivrait dans le péché avec son amant. Les ragots font souvent plus mal que les faits en cette époque et la femme qui vient chercher l’aide d’un prêtre médecin ne se fera pas ouvrir la porte du monastère. Epuisée par les douleurs de l’enfantement, la femme s’écroule devant cette porte désespérément close. La neige et le froid de la nuit s’abattent sur elle sans qu’elle ne puisse luter.Une silhouette blanche se détache doucement de l’obscurité du cloître. Un homme apparaît. Il porte une barbe et des cheveux noirs très long ; il est vêtu d’une longue et ample toge aussi blanche que la neige au sol et on devine en dessous une armure de métal et une épée. Il s’approche de la jeune femme, lui pose la main sur le cou à la recherche de quelque signe vital et la porte dans ses bras. Il se retourne vers la porte et lance un « ouvrez-moi» qui ouvre instantanément l’énorme panneau de chêne. L’homme en blanc traverse alors l’allée centrale de l’église sous les regards effrayés et intrigués des moines bénédictins en habit noir. Il pose la femme sur le maître-autel et ordonne « qu’on sauve son enfant » et s’en retourne dehors. Les moines s’exécutent aussitôt.
La femme mourra lors de l’accouchement mais l’enfant survivra et sera pris en charge par les moines.

L’enfant sera élevé par des bûcherons du hameau de La Presle jusqu’à ses 17 ans. Peu bavard et solitaire, il n’entretiendra pas de relations affectives avec sa famille d’adoption. Bien que personne ne lui ai jamais dit, il sait que ce ne sont pas là ses vrais parents et se contentera d’être amical et courtois avec eux. A chaque nouvelle lune, l’homme en blanc vient rendre visite à l’enfant, s’inquiète de sa santé, délivre une bourse aux parents et s’entretient de longues heures avec l’enfant. Dès ses 17 ans, ce dernier quitte sa famille d’adoption et s’installe dans une petite cabane en pleine forêt. Ses réflexes prodigieux et sa grande précision feront de lui un chasseur exceptionnel, ce qui lui permettra de vivre décemment.

Voilà maintenant plus de 5 ans qu’il vit totalement seul. Ses seuls contacts avec le monde reviennent chaque jeudi lorsqu’il part vendre son gibier sur le marché de Médium Monasterium. Les commentaires vont bon train sur cet homme des bois célibataire et quasiment muet qu’on ne voit ni à l’église, ni aux fêtes. En dehors de la chasse, celui-ci voue une véritable passion à la lecture. Ayant appris à lire auprès de l’homme en blanc, il dévore les nombreux volumes que ce dernier lui a laissé lors de leur dernière rencontre il y a 5 ans.

Un soir d’automne 1202, notre jeune homme poursuit un lièvre dans la forêt de Malfosse, ainsi nommée car abritant un ermitage où étaient ensevelis les enfants mort-nés. C’est également un lieu de pèlerinage pour les lépreux de la région, la source de Malfosse étant, dit-on, miraculeuse. Toujours est-il que lorsqu’il passe devant l’ermitage, le jeune homme ne voit ni mort-né, ni lépreux, ni même le lièvre qu’il poursuivait mais deux hommes vêtus de noir qui semblent attendre quelque chose ou quelqu’un.

Leurs chapeaux, leurs bottes et le fourreau qui dépassait de leur grande cape indiquaient clairement leur appartenance. Le jeune homme les salue poliment et feint de continuer son chemin en pensant qu’il doit s’agir de deux chevaliers du seigneur de Parroy. Mais alors qu’il les dépasse, notre chasseur est arrêté par l’un des hommes qui lui retient l’épaule avec sa main.

«On dit que tu es le meilleur chasseur de la vallée !
– On dit tellement de choses
-Serais-tu intéressé de devenir chasseur pour notre seigneur Aubert de Parroy ?
-C’est pour cela que vous êtes ici ?
-Oui
-Comment m’avez-vous trouvé ici ?
-Es-tu intéressé ou non ?
-Pourquoi pas…
-Suis-nous. »

Les trois hommes se dirigent donc vers la forteresse de haute-pierre et notre jeune homme ne pose pas de question supplémentaire. Vivre au château serait une expérience intéressante et ces hommes lui paraissent étrangement familiers malgré leur allure impressionnante. Arrivé au château, le jeune homme est accueillit par Aubert de Parroy en personne. L’homme est réputé pour sa violence et son manque de tolérance mais cela ne semble pas impressionner notre chasseur solitaire. Toute la cour du seigneur est là . Chacun regarde le jeune homme et échange un mot ou un sourire avec son voisin. On dirait qu’il est attendu. Le seigneur de Parroy s’adresse alors à son futur sujet :

« Comment te nommes-tu chasseur ?
– On m’a donné le nom d’Eurynome.
– Etrange prénom pour quelqu’un de la vallée…
– C’est le nom que m’a donné l’homme qui m’a recueillit
– Oui…. Michel.
– Vous le connaissez ?
– Là n’est pas la question. Tu prendras tes fonctions de chasseur officiel dès demain à l’aube. En échange tu seras nourri et logé ici, au même titre que mes autres chasseurs et chevaliers. Caym va t’indiquer ta cellule. »

Eurynome salue le seigneur en signe de remerciement et suit l’homme en noir qui l’avait interpellé à Malfosse. Celui-ci emmène Eurynome dans une petite pièce de la tour Nord où un lit et un tabouret en bois sont l’unique mobilier. Une meurtrière lui permet de voir le soleil se coucher sur l’abbaye bénédictine. Caym souhaite bonne nuit à notre jeune homme et referme la porte. Eurynome est à nouveau seul mais éprouve un étrange sentiment de bonheur et l’impression d’avoir trouvé une vraie famille en ces gens qu’il ne connaît que depuis quelques minutes, qui ne sont pas de son milieu mais qui viennent de lui offrir une situation en or. »

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